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Quand votre voiture analysera vos émotions via Facebook et Twitter

Publié le 19/07/2019

Quand votre voiture analysera vos émotions via Facebook et Twitter

Au Tokyo Motor Show, les constructeurs japonais équipent leurs prototypes de systèmes d’intelligence artificielle capables de lire les émotions des conducteurs et d’influer sur leur conduite.

Le rêve de David Hasselhoff se réalise enfin. Trente-cinq ans après la sortie de la série K2000, basée sur les prouesses de KITT, une Pontiac Firebird noire dotée d’une intelligence artificielle brillante, les constructeurs automobiles  développent des habitacles intelligents se projetant en partenaires des conducteurs, bien au-delà de l’assistance dans les virages difficiles ou les coups de frein d’urgence. « On se dirige vers une conduite augmentée », analyse Vincent Cobée, le nouveau patron de la stratégie produits chez Mitsubishi Motors.

Le groupe japonais, passé sous le contrôle de Nissan l’an dernier, présentait ce mercredi au Tokyo Motor Show son e-Evolution, un nouveau prototype de SUV électrique équipé, notamment, de logiciels de reconnaissance et de synthèse vocales  capables de générer des échanges simples entre l’ordinateur de bord et les passagers. « La voiture va apprendre à connaître de mieux en mieux son conducteur afin d’interagir plus complètement avec lui », détaille le Français.

Perception des mouvements et sensations

Sur le stand épuré de Toyota, Makoto Okabe, présente son Concept i-series, qui veut aussi mieux percevoir les émotions humaines. « C’est beaucoup plus qu’une machine », souffle le manager du projet. « Un ensemble de capteurs, de caméras, de microphones et de logiciels nous permettent d’analyser les expressions faciales, la tonalité de la voix ou le langage corporel du conducteur afin de comprendre son état mental et d’intervenir sur sa conduite. »

On capte les mouvements de la bouche, une main qui gratte inconsciemment la joue ou des ébauches de bâillements.
Le véhicule peut ainsi identifier un état de stress et tenter d’apaiser le conducteur en changeant de lui-même l’illumination de l’habitacle, la température de l’air conditionné, le volume sonore ou le confort du siège. De même, il perçoit des signes de fatigue quinze minutes avant que le conducteur ne les ait lui-même ressentis. « On capte les mouvements de la bouche, une main qui gratte inconsciemment la joue ou des ébauches de bâillements », détaille Makoto Okabe.

Analyse des préférences personnelles

Dans ce cas, la voiture cherchera à réveiller l’attention du conducteur. Un siège qui vibre ou qui se contracte légèrement. Un changement de volume du son de la radio. Puis la suggestion d’une pause dans l’un des restaurants ou cafés identifiés par la voiture comme l’un des favoris du conducteur.

Sources : Les Echos