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Quelles sont les intentions du nouveau président sur les dossiers automobiles ?

Publié le 21/11/2019

Les interventions du nouveau président dans l’automobile :

Que compte faire le nouveau président de la République sur la question automobile ? En mélangeant déclarations et actes à Bercy, voici les principaux axes de la politique d’Emmanuel Macron concernant la voiture.

Moins de diesel et le retour de la prime à la casse

Emmanuel Macron a annoncé vouloir poursuivre le rapprochement du prix à la pompe du gazole et de l’essence. « Le diesel bénéficie depuis plusieurs décennies d’un avantage fiscal peu  justifiable, tant d’un point de vue économique qu’environnemental », arguaient les plumes de celui qui était encore candidat, dans une réponse à l’association 40 millions d’automobilistes. La  fiscalité sur le carburant ne devrait pas s’alléger au cours des cinq prochaines années, bien au contraire, puisque la taxe carbone sera portée progressivement à 100 euros par tonne (contre 30,50 euros aujourd’hui).

En contrepartie, le futur président de la République propose de maintenir le bonus/malus, en vigueur depuis plusieurs années. Même constatation pour la vignette Crit’Air, même s’il s’est distancé des efforts d’Anne Hidalgo pour éloigner les véhicules anciens de Paris. Dans son programme, Emmanuel Macron envisage surtout de pousser les conducteurs à acquérir des véhicules moins  polluants, en rétablissant prime à la casse. Une aide de 1 000 euros est prévue pour tous les propriétaires de voitures immatriculées avant 2001 achetant un véhicule neuf ou d’occasion récente.

Dans un courrier aux professionnels de l’automobile, Emmanuel Macron a également insisté sur les normes européennes d’homologation des voitures, mises en cause après le scandale Volkswagen : « nous pèserons pour renforcer les normes anti-pollution européennes pour les véhicules neufs et les contrôles en conditions réelles ».

Côté sécurité, il n’y a pas de rupture à attendre. L’ex candidat ne promet pas d’amnistie pour les petits excès de vitesse ou de ralentissement dans la mise en place des radars. Les principaux efforts porteront sur la rénovation des axes existants, plutôt que sur la construction de nouvelles autoroutes.

 

Défenseur de l’industrie ?

Comme le rappelait l’automne dernier le quotidien Les Echos, Emmanuel Macron a appliqué à Bercy une politique favorable aux intérêts des constructeurs tricolores. Il a notamment fustigé la « chasse au diesel » consécutive à la mise en place de la vignette Crit’Air. Il avance également la mise en place d’aides à la recherche dans les domaines d’avenir (voiture autonome, électrique), pour rapprocher les fabricants et équipementiers hexagonaux des meilleurs mondiaux.

Ses relations personnelles avec les dirigeants des deux grands groupes automobiles français sont cependant plus tièdes. Au printemps 2016, Emmanuel Macron avait jugé « excessive » la rémunération de Carlos Tavares, le patron de PSA Peugeot – Citroën.
Avec Carlos Ghosn (Renault), le contentieux portait sur la hausse de la participation de l’Etat dans le losange. Le ministre de l’Economie avait augmenté, en 2015, la part publique au-delà des 19 %, afin de peser à l’assemblée générale des actionnaires. Une manœuvre peu goûtée par le patron de Renault et qui marque une propension à l’interventionnisme.

Carlos Ghosn a tout de même assuré que l’élection du nouveau président de la République était une « bonne nouvelle », à nos confrères d’Automotive News, ajoutant :
« il croît en l’importance de l’Europe. C’est une bonne nouvelle pour toutes les entreprises ».

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