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Automobile : Le casse-tête du Bexit

Publié le 23/05/2019

Automobile : le casse-tête du Brexit

L’automobile britannique, totalement dépendante du continent, demande une transition sans date fixe afin de s’adapter à la nouvelle donne stratégique.

Le secteur automobile britannique a demandé mardi aux négociateurs du Brexit de fixer une période de transition « sans limite fixée dans le temps », afin de permettre à cette industrie en plein renouveau de s’adapter. Le président de l’Association des constructeurs et des vendeurs d’automobiles (SMMT), Tony Walker, a espéré « des progrès concrets – et rapidement » dans les discussions entre Londres et Bruxelles sur le Brexit, alors que l’industrie automobile britannique importe de nombreuses pièces détachées de l’UE et y exporte la majorité de ses véhicules.
M. Walker a insisté sur l’importance cruciale d’obtenir rapidement un accord sur une période de transition qui s’intercalerait entre la sortie britannique de l’UE, prévue fin mars 2019, et l’entrée en application des nouvelles conditions commerciales entre le Royaume-Uni et l’UE. Cette transition « doit permettre de conserver les termes actuels (des échanges) et, c’est essentiel, ne pas être limitée dans le temps », a déclaré M. Walker lors du dîner annuel de la SMMT à Londres.

Lors de son discours de Florence en septembre, la Première ministre britannique Theresa May avait proposé une période de transition de deux ans après le départ du Royaume-Uni de l’Union européenne, pendant laquelle les relations entre Londres et Bruxelles ne changeraient pas. Mais la SMMT voudrait que la date de fin de cette transition ne soit pas fixée dès le départ, afin de laisser le temps aux constructeurs et à la masse de sous-traitants de s’adapter au changement en douceur.

Nissan et PSA impliqués

Plus de 1 100 camions chargés de pièces détachées entrent chaque jour au Royaume-Uni depuis le continent européen pour alimenter les usines britanniques du secteur. Elles contribuent à l’assemblage quotidien de 6 600 voitures et de 9 800 moteurs, dont la majorité est ensuite exportée de nouveau vers le reste de l’UE.
En l’absence de transition, la SMMT craint que la mise en place abrupte de contrôles douaniers et de taxes sur ces pièces détachées et automobiles ne sape les efforts consentis par l’industrie britannique pour se relancer ces dernières années. Pour la partie britannique, Carlos Ghosn avait, dès l’annonce du Brexit, négocié avec Theresa May afin d’obtenir des assurances pour maintenir la compétitivité des usines Nissan dans le pays. Mais cela ne suffira pas.
Psa, de son côté, n’est pas mieux loti avec dans l’héritage Opel la marque et l’usine Vauxhall d’Ellesmere Port. Il a déjà annoncé la suppression de 400 emplois sur les 2 000 du site anglais. Après des années de marasme, la production britannique d’automobiles est repartie en flèche depuis quelques années et cette décennie pourrait être la plus prospère pour ce secteur depuis les années 1970.
Toutes les grandes marques du pays sont certes passées sous pavillon étranger, mais la production d’automobiles au Royaume-Uni a atteint en 2016 un niveau sans précédent au XXIe siècle, avec 1,7 million de voitures assemblées, que ce soit par Jaguar Land Rover (propriété de l’indien Tata Motors), les japonais Nissan, Toyota et Honda, Mini (BMW) ou Vauxhall (PSA).

Source :Le Point

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